Pour bien configurer Google Workspace dans un OBNL, établissez d’abord qui contrôle le domaine, qui administre les comptes et où les documents de l’organisme doivent rester. L’objectif est de conserver la continuité des activités lorsque les employés, bénévoles ou administrateurs changent.
Vérifiez séparément l’admissibilité à Google for Nonprofits et les avantages offerts au Canada selon les critères en vigueur. Le statut d’OBNL ne permet pas, à lui seul, de promettre la gratuité, un rabais, un nombre de licences ou un niveau de service. Consultez les conditions d’admissibilité de Google, en sélectionnant le pays applicable.
Garder le contrôle du domaine et de l’administration
Un environnement Google Workspace regroupe les identités et les services administrés pour l’organisation. Il doit être associé à un domaine que l’organisme peut effectivement gérer : registraire, DNS, renouvellement et coordonnées de récupération.
Documentez ces accès sans placer les mots de passe dans une fiche partagée sans protection. Vérifiez que le renouvellement du domaine ne dépend pas uniquement d’une ancienne adresse personnelle ou de la carte d’un bénévole parti.
Prévoyez des comptes administrateurs nominatifs, distincts des usages quotidiens lorsque pertinent, et une relève autorisée. Limitez les droits élevés aux personnes qui en ont besoin. Testez les moyens de récupération et protégez les codes de secours dans un emplacement contrôlé.
Créer des comptes et des groupes durables
Attribuez un compte à chaque personne qui en a besoin plutôt que de faire circuler le mot de passe d’un compte commun. Distinguez les salariés, bénévoles, membres du conseil et intervenants externes selon leur rôle et la durée de leur accès.
Les groupes permettent de gérer des destinataires et, selon la configuration, des accès à des ressources. Définissez qui peut rejoindre un groupe, publier des messages, lire les échanges et administrer ses membres. Un groupe de courriel n’est pas automatiquement l’équivalent d’une boîte partagée avec tous les usages souhaités.
Préparez les alias utiles, les calendriers partagés et les responsables des listes. La checklist d’arrivée et de départ aide à éviter que ces accès restent actifs après la fin d’un mandat.
Organiser les fichiers autour de l’organisme
Distinguez les documents individuels des dossiers d’équipe. Lorsque l’édition et la configuration le permettent, les disques partagés peuvent soutenir une gestion des documents liée à l’équipe plutôt qu’à une personne. Vérifiez leurs fonctions et limites dans l’offre retenue.
Définissez une arborescence simple : opérations, projets, finances et gouvernance, avec des accès différents si nécessaire. Les dossiers de donateurs, de bénéficiaires ou de ressources humaines ne devraient pas être accessibles à tous par commodité. Testez les permissions avec un compte ordinaire et avec un intervenant externe.
Sécuriser les comptes, les partages et les courriels
Préparez puis imposez la MFA selon les capacités de l’environnement et les besoins des utilisateurs. La MFA ajoute une vérification à l’authentification; elle ne remplace pas la gestion des accès ni une procédure de récupération fiable.
Choisissez les règles de partage externe et revoyez les liens ouverts. Confirmez qui peut installer des applications ou connecter des services tiers. Les mesures disponibles varient selon l’édition; ne présumez pas qu’un réglage montré dans une démonstration existe dans votre offre.
Pour la messagerie, inventoriez aussi les outils de dons, d’infolettre et de facturation. Vérifiez SPF, DKIM et DMARC afin que ces expéditeurs légitimes soient correctement authentifiés.
Prévoir l’administration après l’implantation
Nommez les responsables des comptes, des licences, des renouvellements et du soutien. Prévoyez une revue périodique des membres de groupes, des accès externes et des comptes inutilisés. Les documents doivent rester accessibles lors d’un changement de direction ou de conseil d’administration.
Définissez aussi les besoins de conservation et de sauvegarde : historique, corbeille ou disponibilité du service ne remplacent pas automatiquement une stratégie de récupération. Testez un scénario concret, comme retrouver un dossier supprimé ou reprendre les fichiers d’une personne qui quitte.
Faut-il migrer uniquement parce qu’une offre OBNL existe?
Non. Vérifiez les usages, les documents et l’effort de transition. La comparaison Microsoft 365 et Google Workspace aide à poser ces questions avant de choisir. Un avantage commercial éventuel n’efface pas les coûts d’administration et d’accompagnement.
L’implantation Google Workspace avec NetBLB peut commencer par cet inventaire et une configuration de base adaptée aux personnes qui feront vivre l’environnement.